
Une délégation représentant les habitants de la ville de Château-Thierry (Est de la France) a investi, dimanche, le Stade de Colombes (banlieue parisienne) où se déroulait le match amical Maroc-Mali, avec des banderoles demandant la libération immédiate des otages marocains Abderrahim Boualem et Abdelkrim El Mouhafidi, enlevés le 20 octobre 2005 en Irak.
PHOTO: les otages marocaines, Abderrahim Boualem et Abdelkrim El Mouhafidi
Accompagnée de Ali Boualem, frère de Abderrahim, la délégation castrothéodoricienne composée essentiellement de représentants d'associations a été accueillie au sein du Stade avec des applaudissements nourris de la part du public constitué à plus de 95 % de Marocains installés dans la région de l'Ile-de-France.
Sur ces banderoles, on pouvait lire notamment «Rendez-nous nos fils», «Pour la libération des deux otages marocains» et «Otages innocents».
Des portraits de SM le Roi Mohammed VI et des deux otages marocains ont été également placardés tout au long de la tribune du Stade.
Dans une déclaration à la MAP, François Jean-Marie, membre du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), a exprimé la solidarité des Castrothéodoriciens avec les familles des otages.
«Comme nous nous étions mobilisés la première fois pour la libération de la journaliste française Florence Aubenas, nous le sommes aujourd'hui pour Abderrahim Boualem et Abdelkrim El Mouhafidi», a-t-il ajouté.
Pour sa part, Ali Boualem a fait part de son émotion quant à l'élan de solidarité et de soutien manifesté à l'égard des otages tant au Maroc qu'à l'étranger.
«Aujourd'hui, toute journée qui passe est une journée de souffrance et de misère pour nous», a-t-il dit.