Voici un extrait de l'article publié sur TelQuel, et je vous laisse la parole de comenté. bonne lecture.

Depuis qu’il a démissionné du ministère de l’Intérieur, on ne sait pas, au juste, ce qu’est Fouad Ali El Himma. Mais on sait déjà, avec certitude, ce qu’il n’est pas : indépendant du Palais. Le discours qu’il sert aujourd’hui en public est le même qu’il servait hier à quelques initiés, dans sa villa du Souissi : un plaidoyer vibrant et convaincu en faveur de la dimension “exécutive” du Trône.
Le 28 septembre, face à un panel d’hommes politiques réuni par le quotidien Al Massae (joli coup, en passant, bravo !), El Himma a affirmé : “Au Maroc, il n’y a pas d’hommes forts, il n’y a que des institutions faibles”. Si à peine le tiers des inscrits ont été voter aux législatives, a développé le nouveau député des Rhamna, c’est la faute aux partis, qui n’arrivent plus à encadrer les masses. Dans le même ordre d’idées, si la majorité des lois passe encore par dahirs royaux plutôt qu’au Parlement, c’est que les députés ne légifèrent pas assez, donc ne font pas leur travail. Extrapolons encore : si les ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères et des Affaires islamiques ne sont pas gérés par des partis, c’est que ces derniers ne fournissent pas d’hommes d’Etat capables de s’élever au-delà des clans et des appartenances, pour gérer ces secteurs sensibles avec l’intérêt national pour seul horizon. En gros : si le Makhzen fait tout ce qu’il y a d’important, c’est parce que les politiciens en sont incapables et qu’il faut bien que ce pays soit gouverné.
Suite