L'Argentine a commencé à voter dimanche pour le premier tour d'une élection présidentielle dominée par la première Dame argentine, la sénatrice Cristina Fernandez, favorite pour prendre en décembre la tête d'un pays redevenu prospère et qui privilégie sa stabilité.
L'épouse du président sortant Nestor Kirchner, 54 ans, a voté à Rio Gallegos en Patagonie (sud), très loin de la province de Buenos Aires dont elle est pourtant l'élue. Mais, c'est dans cette petite ville pétrolière que les époux Kirchner ont ouvert un cabinet d'avocats avant de se lancer en politique, sous la bannière du péronisme, il y a plus de 20 ans.
Volontiers comparée à la démocrate américaine Hillary Clinton, avec qui elle partage une même ambition présidentielle, Cristina Fernandez est une femme de caractère réputée autoritaire. Souvent raillée pour sa coquetterie, elle a choisi de l'assumer. "Ce n'est pas parce qu'on fait une campagne électorale qu'on doit se vêtir de haillons", a-t-elle expliqué, citée samedi par l'ex-candidate socialiste à la présidentielle française, Ségolène Royal, qu'elle a reçue vendredi.
"C'est une journée très spéciale", a déclaré dimanche à la presse la candidate peu après avoir déposé son bulletin dans l'urne. Les sondages la créditent d'une avance d'au moins vingt points sur la première de ses adversaires, la députée libérale chrétienne Elisa Carrio. Celle-ci, qui a voté en fin de matinée à Buenos Aires, a paru même faiblir dans sa conviction affichée jusqu'à présent de parvenir à un second tour. "Pour nous, n'importe quel résultat sera une victoire", a-t-elle déclaré à la presse