Le thème de cette journée qui sera célébrée le 1er mai 2007 a été choisi afin de mettre en valeur l¹idée que tout asthmatique doit pouvoir pratiquer une activité physique à condition que son asthme soit bien toléré. L¹activité physique aide elle même à améliorer l¹asthme. Avec cette idée, il y a également la notion qui consiste à promouvoir l¹activité physique pour tous, afin de se maintenir en bonne santé.
Toute activité physique ne signifie pas obligatoirement la pratique d¹un sport proprement dit. En effet, on peut éprouver du plaisir à marcher, à se balader, à jouer avec ses enfants, sans néanmoins être adepte d¹une discipline en particulier. Il est important de ne pas imposer une idée restrictive de l¹activité physique, comme si celle-ci était réservée aux seuls adeptes de la compétition. Au contraire, «Bougez, c¹est possible» signifie qu¹une activité physique adaptée est possible pour tous, quel que soit l¹âge, asthmatique ou non asthmatique.
Pourquoi est-il recommandé de pratiquer une activité physique régulière quand on est asthmatique ?
La pratique d¹une activité physique est une notion importante pour tous, et particulièrement pour l¹asthmatique.
En principe, lorsque l¹asthme est correctement équilibré et contrôlé, il doit permettre d¹avoir une activité physique normale, compatible avec l¹âge, le style de vie, le sexe, et l¹état de santé général. L¹activité physique est hautement recommandée à tous âges, à condition de choisir le bon sport, le bon rythme et le bon niveau.
Pratiquée régulièrement, l¹activité physique permet de maintenir, voire d¹améliorer sa forme physique. Cela est vrai pour tous, y compris pour les asthmatiques. De plus, chez les personnes souffrant d¹asthme ou de maladie respiratoire, elle contribue à augmenter le niveau de tolérance à l¹effort, et contribue à diminuer le seuil de réactivité des bronches.
Certaines disciplines comme la marche à pied, pratiquée en simple promenade ou en randonnée, constituent une véritable éducation à la santé respiratoire. Elles participent à une bonne hygiène de vie, et permettent en douceur de se maintenir en forme.
Rappelons sans hésiter que les personnes asthmatiques doivent toujours avoir avec elle leur traitement bronchodilatateur, et selon les indications de leur médecin, y recourir avant l¹effort si nécessaire.
Les chiffres de l¹asthme
L¹asthme est un problème mondial, et le nombre de personnes atteintes est en constante augmentation.
Dans le monde, 300 millions d¹individus sont actuellement touchés par la maladie, et ce chiffre pourrait atteindre 400 millions en 2025. L¹asthme est la maladie chronique la plus fréquente chez les enfants.
En Europe, l¹asthme touche 30 millions de personnes, et la prévalence en Europe de l¹Ouest a doublé les dix dernières années. Selon l¹OMS, une personne meurt par asthme toutes les heures, en Europe de l¹Ouest.
Le retentissement socio-économique, professionnel et scolaire de l¹asthme et des maladies allergiques est important puisque plusieurs millions de journées de travail sont perdues à cause de l¹asthme qui cause 25 % d¹absentéisme scolaire. Au Maroc, les premières enquêtes réalisées sur la maladie de l¹asthme ont été effectuées en 1986 au sein des établissements scolaires des villes de Rabat et Casablanca. Elles ont révélé une prévalence de la maladie située entre 2,2 et 5,5%. Certains nouveaux polluants apparaissent plus nocifs que ceux d¹autrefois. Parmi les responsables de cette redoutable maladie, on retrouve l¹hérédité, les acariens, les co-facteurs et les virus. Les facteurs de l¹environnement sont donc déterminants. En 1995, d¹autres enquêtes ont montré que la prévalence est de 6,6% chez les enfants de 13 et 14 ans à Rabat et de 12,1% pour la même tranche d¹âge à Casablanca.
La mortalité liée à l¹asthme n¹est pas bien connue car il n¹y a pas d¹étude réalisée à ce sujet
Il semblerait, selon certains médecins, surtout ceux exerçant au niveau des urgences, que l¹asthme touche davantage les couches défavorisées.
En outre, il existe de fortes disparités géographiques certainement dues aux différences climatiques et à la pollution. Ainsi, la prévalence de l¹asthme est-elle plus élevée dans les grandes villes où existent plus d¹asthmatiques (Casablanca, Rabat...) entre autres villes que dans le sud.
Mais contrairement à des croyances répandues, l¹asthme ne semble pas plus fréquent en milieu urbain qu¹en milieu rural.