Une bonne nouvelle pour la collectivité sportive nationale, la concession du Complexe Al Amal à la FRMT. C¹est cette concession qui marquera à jamais la 23è édition du Grand Prix Hassan II de tennis et dotera ce sport d¹une infrastructure de haut niveau, sur le plan de l¹administration ou du sport, avec la mise sur pied d¹un Centre International.
La finale de la 23è édition du Grand Prix Hassan II se déroulera sans joueur marocain.
Mais le public sera là et en grand nombre, au vu des joueurs engagés, qui constituent de grosses bolides, appelées à assurer un beau spectacle, au grand bonheur de la SNRT, d¹ « ARRYADIA » et des nouveaux sponsors qui ont fait confiance à la FRMT, dont le tout dernier arrivé « WANA ».
Le Grand Prix Hassan II dans sa mouture actuelle se voit renforcé au niveau du spectacle tennistique, avec le Circuit International Mohammed VI, qui englobe, en plus du Grand Prix Hassan II, quatre Challenges, le Grand Prix WTA Lalla Myryem et de nombreux tournois internationaux, sous forme d¹Opens ou d¹ITF juniors. Bien sûr, quand on fait le bilan de la participation des jeunes, de la relève et de la « New Génération », on se rend compte que le tennis a encore beaucoup de chemin à parcourir, malgré la prolifération de joueurs de talent, les Zyadi, Fattar, Saber, Ali Alaoui, Reda El Amrani, Younes Rachidi etc.
Tous rêvent d¹exploit, mais les places semblent coûter de plus en plus cher, ce qui risque de donner lieu à de nombreux faux problèmes, surtout du côté de la DTN qui n¹est pas assez étoffée en cadres compétents, pour satisfaire la demande, dans de véritables conditions d¹accueil psycho-pédagogiques en vue d¹assurer une véritable relance du tennis.
Le Maroc est à la recherche d¹une relève aux trois Mousquetaires, mais cela semble difficile à réaliser dans la conjoncture actuelle, surtout que la préparation des jeunes ne se fait pas dans des conditions professionnelles.
Par contre, on constate du côté des dames un sursaut qualitatif, avec pas moins de Trois Gazelles de l¹Atlas, Fatim Zahra El Allami de l¹ACSA, Alami du COC et Lina Bennani du RUC, qui réussissent de bons résultats et s¹inscrivent dans le sens du décollage.
Mais ce qui comptera le plus, c¹est la décision du Conseil de la ville de mettre le Complexe Al Amal à la disposition de la FRMT.
Il s¹agit de la grande victoire assenée à la médiocrité et à ceux qui voient beaucoup plus du côté de la spéculation immobilière que du sport.
Belaïd BOUIMID