Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), le plus grand groupe rebelle colombien, n'ont pas l'intention de libérer leurs otages importants, a déclaré lundi à une radio locale un ancien guérillero qui a fait défection au groupe.
Pablo Montoya, membre des FARC pendant 16 ans, a mis un terme à sa carrière de rebelle après avoir tué vendredi dernier son supérieur direct, Ivan Rios, N7 du groupe, en échange d'une récompense de 2,6 millions de dollars.
M. Montoya s'est ensuite rendu aux autorités colombiennes, avec une main d'Ivan Rios, affirmant qu'il avait tué ce meneur et la compagne de ce dernier.
M. Montoya a fait savoir que les FARC feront des procès à leurs trois otages américains, de la même façon que les Etats-Unis l'ont fait contre deux combattants des FARC, à savoir Omaira Rojas Cabrera, alias Sonia et Juvenal Ovidio Ricardo Palmera Pineda, connu sous le pseudonyme de Simon Trinidad.
Par ailleurs, l'ancienne candidate à la présidence colombienne, Ingrid Betancourt, qui est gravement malade, ne sera pas relâchée par les FARC, du fait qu'"elle est une femme très indocile", a expliqué M. Montoya.
Mme Betancourt, retenue en otage par les FARC depuis 2002, se trouve actuellement dans les forêts tropicales du sud de la Colombie, a-t-il affirmé, ajoutant qu'un autre otage de poids, l'ancien sénateur Oscar Lizcano, est entre les mains du Front d'Aurelio Rodriguez, dans l'ouest ou le nord-ouest du pays.
Depuis le début de l'année, les FARC ont libéré six personnes grâce aux efforts du président vénézuélien, Hugo Chavez, qui a servi entre août et novembre 2007 de médiateur entre les FARC et le gouvernement colombien, ce dernier a toutefois déclaré la fin du rôle de M. Chavez, en raison de sa violation d'un précédent accord.
La semaine dernière, les FARC ont publié des vidéocassettes et d'autres preuves pour indiquer que Mme Betancourt, ainsi qu'une dizaine d'autres otages, sont toujours vivants.
Xinhua