Le président de Chypre Demetris Christofias s'est engagé mercredi à Nicosie à ne pas ménager ses efforts pour trouver une solution à l'éternel problème de Chypre.
Le dirigeant, un Chypriote grec, a fait ces remarques avant une réunion vendredi à Nicosie avec le leader Mehmet Ali Talat, qui est lui un Chypriote turc. Cette réunion doit relancer le processus de réunification.
Christofias a dit lors d'une conférence de presse que les deux responsables exposeraient lors de cette réunion leur position sur le moyen de mettre un terme à la division.
"Cette fois, nous devons réussir", a-t-il souligné. "Un nouvel échec serait catastrophique pour l'avenir de notre peuple, qu'il s' agisse des Chypriotes grecs ou des Chypriotes turcs".
Il a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas agir à la hâte et que la réussite nécessitait des préparatifs.
Il a aussi rappelé que la partie Chypriote grecque était prête pour l'ouverture d'un passage rue Ledra, en plein cSur de la vieille ville fortifiée de Nicosie, divisée par une Ligne verte dessinée par l'ONU dans les années 1960 après des affrontements entre les deux communautés.
Chypre est divisée depuis qu'en 1974 l'armée turque est intervenue et a occupé le nord de l'île suite à un coup d'Etat d' officiers grecs qui souhaitaient le rattachement à la Grèce.
En 1983, les autorités chypriotes turques ont déclaré la création de la "République turque de Chypre du nord", reconnue par la Turquie uniquement.
Depuis plusieurs décennies, les Nations Unies tentent de convaincre les deux communautés de trouver une solution viable au problème, mais la volonté politique manque des deux côtés.
Dès son arrivée au pouvoir le mois dernier, Christofias, un modéré de gauche, a fait de la réunification la priorité de son gouvernement.
Xinhua